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LV MOESTA ET ERRABUNDA |
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Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe, La mer, la vaste mer console nos labeurs ! Emporte-moi, wagon ! enlève-moi, frégate ! Comme vous êtes loin, paradis parfumé, Mais le vert paradis des amours enfantines, L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs, |
Moesta et Errabunda parut pour la première fois le ler juin 1855 dans la Revue des Mondes.
Le poème sera repris dans l'édition originale des Fleurs du Mal de 1857, puis dans celle de 1861, avec quelques modifications
| Revue des deux mondes 1855 | Les Fleurs du Mal (E.O)1857 | Les Fleurs du Mal 1861 | |
| vers 7 | la mer, rude chanteuse | la mer, rauque chanteuse | rauque chanteuse |
| vers 23 | les violons mourans | les violons mourant | les violons vibrant |
| vers 24 | les pots de vins | les brocs de vin | les brocs de vin |
"Triste et vagabonde" semble être la traduction la plus vraisemblable de ce titre latin. Il se rapporterait à "Agathe", dont le nom apparaît dans le carnet de Baudelaire (Moesta et Errabunda : fém. sing.). Une autre traduction a été proposée, sous entendant un neutre pluriel, carmina ou cogitata : "des rêves tristes d'évasion"...