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Objectif
2:
ETUDE DES IMAGES
auto-correction
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Etape
1 : RECONNAITRE LES IMAGES
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1
- Soulignez les termes ou les expressions qui ne vous semblent
pas utilisés au sens littéral.
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voir
graphique
BRISE
MARINE
La chair est triste, hélas
! et j'ai lu tous les livres.
Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
0 nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé
par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots
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2
- Parmi les mots qui n'ont pas été employés
au sens littéral, relevez ceux qui sont sujets d'un verbe
dont le sens implique qu'ils appartiennent à la catégorie
des êtres animés
- la
blancheur défend
- steamer
lève l'ancre
- un
ennui désolé croit
- les
mats invitant
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3
- Parmi les mots qui n'ont pas été employés
au sens littéral, relevez les métonymies (les
termes qui ont avec ceux qu'ils remplacent un rapport autre que
de ressemblance)
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3
- L'impression laissée par certaines expressions
de n'être pas employées au sens littéral
repose sur un jeu de mots qui les rend polysémiques;
relevez ces expressions ou soulignez-les d'une couleur différente.
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VERS
ETAPE 2 : Analyser une image 
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Etape
2 : ANALYSE DU PROCESSUS DE COMPREHENSION
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1-
Essayez d'inventer une façon de traduire graphiquement,
par de petits schémas, la façon dont sont comprises
les images suivantes qui reposent sur un rapport d'ordre métaphorique
(fondé sur la ressemblance), auquel s'ajoutent d'autres
procédés que vous expliciterez :
des
oiseaux sont ivres
D'être
parmi l'écume inconnue et les cieux
Le
comparant et le comparé ne sont pas clairement désignés
: cependant, l'ivresse des oiseaux est bien une image, c'est
comme si les oiseaux étaient ivres.
Voir
graphique
Comment
expliquer l'ivresse des oiseaux ?
Ce qui explique leur ivresse, c'est " d'être parmi
l'écume inconnue et les cieux ", ce qui provoque
pour eux un effet analogue à celui qu'aurait l'alcool.
Comment le fait d'être parmi l'écume inconnue et
les cieux peut?il avoir le même effet que l'alcool ? Le
langage courant dit aussi : " se griser de "... ces
oiseaux se grisent de grand air, d'espace, de liberté...
Cette " ivresse " rejoint ainsi l'impression de vertige
suscitée par le vol des oiseaux qui descendent des cieux
vers la mer et remontent dans un délire d'audace et de
liberté.
On peut aussi expliquer l'ivresse des oiseaux par la polysémie
possible de l'expression " ivres d'être "
:
détachée de son complément circonstanciel
de lieu : parmi l'écume... et en donnant au verbe
être son sens plein : exister, l'expresion " ivres
d'être " peut se comprendre comme une aptitude à
vivre avec intensité : les oiseaux sont, au sens .plein
du terme ivres du seul fait d'exister, de vivre, d'être
avec plénitude.
" ivres d'être ", dans un emploi plus usuel
du verbe être, se comprend comme se trouver dans un lieu,
parmi...
La connotation dionysiaque de " ivres " suggère
l'ivresse libératrice qui détruit les inhibitions,
fait ignorer les interdits, rejette toute censure; seul compte
le moment présent du vol vertigineux.
Steamer
(...) lève l'ancre
Le
fait même de donner au Steamer un ordre : celui de "lever
l'ancre" c'est "comme si" le steamer appartenanit
à la ctégorie des êtres animés, capables
de comprendre un ordre et de l'exécuter
les
mats invitant les orages
Le
verbe " inviter " présuppose que celui qui
fait l'action est doué non seulement de conscience et
de volonté, mais aussi de l'autorité nécessaire
à inviter : le choix de ce verbe contribue à renforcer
l'impression ressentie d'une nature (cette exotique nature,
imaginée jusqu'alors pleine d'attrait), devenue soudain
hostile, animée d'une intention malveillante à
l'égard de l'intrusion humaine que manifestent imprudemment
ces longs bois verticalement dressés vers le ciel.
....qu'un
vent penche sur les naufrages
Un
vent (et non du vent ou le vent) : le passage du non-comptable
au comptable individualise l'agent du désastre, lui suppose
une intention meurtière et renforce l'impression d'hostilité
des éléments naturels suggérée plus
haut. Le naufrage - au sens étymologique (nav + frangere,
briser) - juxtapose dans une même vision tragique le sens
abstrait de " naufrage " et la valeur concrète
d'une image : au sens littéral, celle d'un navire disloqué,
penché dangereusement sur un flanc, comme dans les gravures
des livres d'aventures maritimes donnés à lire
aux enfants.
A noter qu'un " steamer " est un navire qui utilise
à la fois la vapeur et des voiles.
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2
- Essayez d'analyser la façon dont sont comprises les images
suivantes qui reposent sur une relation d'ordre métonymique
(fondée sur un rapport autre la ressemblance),
auquel s'ajoutent d'autres procédés que vous expliciterez.
Un Ennui,
désolé par les cruels espoirs, croit
Les
majuscules sont rarement utilisées par Mallarmé
: il importe donc de chercher quelle en est ici la signification.
Un sentiment, l'Ennui, semble doué de conscience: il
est " désolé " par " les cruels
espoirs " : espoirs cruels, en effet, puisqu'il s'agit
de l'espoir de quitter ceux que l'on aime...
Pourquoi cette sorte de personnification de l'Ennui ? II semble
que donner une forme personnelle à l'Ennui traduise l'impression
du poète devant ce sentiment qui s'insinue en lui, contraire
à ses désirs, faisant obstacle à une décision
qui lui est chère, cet " Ennui " qui s'oppose
à un désir profond lui apparaît comme étranger
à lui?même, comme un sentiment qu'il regarde vivre
en lui, comme s'il ne venait pas de lui, comme s'il n'était
pas lui : c'est un être différent, vivant d'une
vie autonome. L'emploi du mot " encore " qui suggère
que ce sentiment est provisoire et sera suivi d'un autre stade
où il n'existera plus, confirme cette interprétation.
Pourquoi le choix du mot Ennui ? Probablement en raison de l'étymologie
In odium esse > ennuyer), être en butte à la
haine de quelqu'un : une part de lui-même est en conflit
haineux avec une autre partie de lui?même. Mallarmé
illustre ainsi l'impression de déchirement intérieur
qu'il ressent : il éprouve en même temps le désir
et la peur de partir, l'attirance pour Là-bas, mais aussi
l'impossibilité de quitter ceux qui l'entourent... C'est
cette partie de lui?même qui croit encore à "l'adieu
suprême " des mouchoirs que l'on agite au moment
du départ du steamer... Est?ce un adieu " suprême
", c'est à dire définitif (comme dans l'expression
rendre les honneurs suprêmes)? Les vers suivants, évoquant
des orages, un éventuel naufrage, illustrent les risques
du départ : les mâts, invitant les orages
ô
mon coeur entends
Processus
métonyrnique : Mallarmé s'adresse à lui-même,
se désigne par le mot " coeur " : ce choix
montre qu'il s'adresse à la partie la plus proche de
la vie, de la sensibilité, celle dont il disait au vers
5 " ce coeur qui dans la mer se trempe ".
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| 3
- Le mot "coeur" employé deux fois désigne-il
la même réalité que le "je"?
Le
poète semble être dissocié entre le
-
"je" : qui décide et qui s'adresse directement
je partirai et qui ordonne au steamer de lever l'ancre pour
aller vers une exotique nature.
-
une autre partie de lui-même : le "coeur"
qui a à l'égard de cette exotique nature
- ce là-bas - si différent de l'ici, éprouve
un sentiment de crainte : il faut "tremper" ce coeur
dans la mer pour l'endurcir afin qu'il ne se laisse pas retenir
par les liens qui l'attachent à l'endroit où il
est, puis l'inciter à entendre le chant des matelots
pour faire renaître la décision de tout quitter...
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4
- Analysez comment un jeusur des emplois différents du
même mot intervient pour faire surgir une image
ce
coeur qui dans la mer se trempe
Ce
coeur : " ce " fait référence au coeur
du poète. Par un procédé métonymique,
coeur est employé pour la faculté dont cet organe
est supposé être le siège : la faculté
de sentir, d'éprouver sensations et sentiments. C'est
aussi l'organe qui entretient la vie. C'est donc, à la
source de l'être, ce par quoi il y a vie et sensibilité,
ce qui y a de plus vital qui " dans la mer se trempe ".
... qui dans la mer se trempe. L'image se poursuit par une métaphore
c'est comme si le coeur se trempait dans la mer. Deux interprétations
sont possibles. Elles ne s'excluent pas l'une l'autre, mais
se renforcent mutuellement :
+ " se trempe " peut être compris comme se plonger
dans un liquide pour en ressentir un bien?être ce sens
s'intégrerait dans l'opposition intelligence / sensibilité
lassé des livres, de l'intellectualité desséchante,
le poète, désirant un contact vrai avec la réalité,
imagine que son coeur "se trempe dans la mer ".
* "se trempe " peut être compris au sens où
on l'emploie pour l'acier : l'acier " trempé "
est rendu résistant. Ici, le poète, trempant son
coeur dans la mer, se rendrait moins vulnérable au regret
de quitter sa famille, sa maison, ses livres... lui donnerait
la force nécessaire pour rompre ce qui, quoi qu'il en
dise, le retient.
le
vide papier que la blancheur défend
Il
faut d'abord observer que le verbe " défendre "
est employé de façon polysémique
il signifie à la fois " interdire " et "
protéger ".
A ce double titre, la " blancheur " - terme abstrait
- reçoit une valeur concrète, puisque " défendre
" présuppose,
- au
sens d'interdire, un agent revêtu d'une autorité
qui habilite à donner un ordre
- au
sens de " protéger ", un aspect concret :
seul un être, ou un objet doué d'un pouvoir moral
ou physique peut protéger
La
" blancheur " qualité abstraite devient un
être ou un objet dont l'attitude protectrice à
l'égard du papier se fait menaçante pour qui chercherait
à transgresser l'interdit : elle devient quelque chose
de réel.
C'est comme si la " blancheur " du papier le défendait,
le protégeait contre l'encre qui menace de le noircir.
MC'est comme si la blancheur interdisait l'écriture :
traduction de l'angoisse devant la feuille blanche qui a souvent
paralysé Mallarmé.
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VERS
ETAPE 3 commenter une image : cliquez
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Etape
3 : COMMENTER UNE IMAGE
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1
- Choisissez pour pour préparer un commentaire oral une
image reposant sur un processus d'ordre métaphorique. (Similitude)
sans
corrigé
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2
- Choisissez pour préparer un commentaire oral une image
reposant sur un processus d'ordre métonymique.(autre relation
que ressemblance)
sans
corrigé
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3 - Choisissez pour pour préparer un commentaire oral une
image reposant sur un jeu de mot.
Sans corrigé
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4
- Rédigez avec soin quelques lignes pour commenter une
image (celle de votre choix) .
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VERS
ETAPE 1 (pour révision) Reconnaître une image
VERS
OBJECTIF 3 Etude du rythme et des Sonorités 
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