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Objectif
1
: LES CONTRAINTES INTERNES AU TEXTE
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Une des conventions acceptées par l'auteur et le lecteur
est que la littérature crée une réalité
fictive dont les règles de fonctionnement sont fixées
par elle-même. Les
contraintes que nous recherchons sont internes au texte.
Ces
contraintes qui limitent les fantaisies interprétatives
ne sont donc évidemment pas liées à la comparaison
entre la réalité fictive du texte et la vérité
historique. Tout ce qui est extérieur au texte ne peut
être accepté comme un motif valable pour refuser
ou accepter une interprétation.
Cependant,
il est souhaitable d'avoir recours à ce que nous savons
du contexte : d'éventuels anachronismes, à des impossibilités
liées à ce que nous savons de la biographie ou de
la psychologie de l'auteur pour
confirmer ou contester la validité d'une interprétation
du texte .
Les
contraintes que nous allons chercher à formuler viennent
du texte lui-même, que nous devons respecter, de telle sorte
que nous ne lui fassions pas dire n'importe quoi.
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Etape
1 : RECHERCHE DES CONTRAINTES
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Valéry
n'a pas rendu service aux lycéens lorsqu'il a imprudemment
écrit : "il n'y a pas de vrai sens d'un texte"
: en fait, il y a non seulement des impossibilités objectives
: il serait malhonnête de donner au texte une signification
sans aucun rapport avec son sens littéral, mais surtout
des obligations à respecter.
Il
n'a donc pas lieu de s'astreindre à établir des
listes de contraintes, listes qui ne seraient d'ailleurs jamais
exhaustives - mais de s'obliger à réfléchir
sur la structure sémantique du texte avant de s'aventurer
à y faire entrer n'importe quelle signification.
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1
- Quelles sont, pour ce texte, les principales règles à
observer pour interpréter le texte en respectant ce qu'il
dit ?
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BRISE
MARINE
La
chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
0 nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots
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2
- Imaginez, dans un cadre différent - quel pourrait être
le sujet d' un texte qui respecterait ces contraintes.
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Vers
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