Objectif 2 : LECTURES PLURIELLES

 

 

 

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Etape 1 : LE SENS LITTERAL

 

C'est une sage précaution, avant d'interpréter un texte, de s'obliger à formuler très succintement ce dont il parle : ces quelques mots où sera noté l'incontestable serviront de protection contre la tentation de formuler trop vite ce que vous pensez que le texte signifie.

Au contraire, une base solide pourra supporter une architecture d'hypothèses de plus en plus personnelles.

 

1 - Dites en quelques mots quel est le sujet de ce texte

 

BRISE MARINE

La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
0 nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots

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Etape 2 : LECTURES PLURIELLES

 

Les lectures différentes de ce textes se superposent comme les lignes mélodiques d'une partition musicale: les accords s'entendent en même temps et les diverses interprétations sont sensibles à l'esprit dans une harmonie qui permet de les comprendre simultanément tout en distinguant chacune d'elles.

Proposez plusieurs interprétations de ce texte.

 

BRISE MARINE

La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
0 nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots

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