COMMENTER
| Plan possible (parmi bien d'autres) pour un commentaire composé. |
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Comme vous le savez, il n'y a pas de plan "passe-partout". Chaque plan est une stratégie qui ne peut qu'être personnelle, puisque c'est à votre interprétation qu'elle doit conduire. Pour les trois premières
parties, on peut reprendre les trois lectures possibles et en conclusion
préciser la signification. C'est un texte organisé autour
du contraste entre la nature, source de vie et l'oeuvre de mort de l'homme
: l'expression d'une révolte contre l'horreur et l'absurdité
de la guerre, une révolte d'autant plus violente qu'elle est
vécue dans un sentiment quasi-mystique d'adoration pour la Nature. |
| N.B. Ne pas oublier d'intégrer les remarques de forme faites au cours de l'étude du texte (images, allitérations, rythme, rejets, syntaxe, marques de l'énonciation, etc.) au moment où, au fil de votre commentaire, le sens les appelle. |
Nous
remercions le
Comité départemental du Tourisme des Ardennes
22 place Ducale F-08000 Charleville-Mézières
de nous avoir prêté gracieusement les diapositives représentant des paysages de la région de Charleville-Mézières et la photo de Rimbaud jeune. La photo du paysage est de M. Monceau; celle du ruisseau de C. Vautier, celle de Rimbaud jeune de W. Fautie.
Pour des informations supplémentaires sur Rimbaud, consultez le site du rectorat de Charleville-Mézières : http://www.ac-reims.fr/ia08/Rimbaud/
| En Construction |
| GROUPEMENT DE TEXTES |
| L'étude de ce poème peut s'intégrer dans un groupement de textes ayant comme objectif commun de lutter contre la guerre |
| CE GROUPEMENT DE TEXTES EST EN CONSTRUCTION |
Voici quelques poèmes sur ce thème : à titre d'exercice, assemblez les textes comparables : (ils doivent avoir des points communs et des différences) de telle sorte qu'il y ait entre eux, disent les textes officiels "une unité thématique et problématique"
Le Mal
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;
Tandis qu'une folie épouvantable, broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !...
- Il est un Dieu, qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,
Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
Arthur Rimbaud
Il serait intéressant de comparer Le Dormeur du Val avec un poème de Victor Hugo écrit approximativement à la même période et publié dans L'Année Terrible le 20 avril 1872.
NOS MORTS
Ils gisent dans le champ terrible et solitaire.
Leur sang fait une mare affreuse sur la terre
Les vautours monstrueux fouillent leur ventre ouvert
Leurs corps farouches, froids, épars sur le pré vert,
Effroyables, tordus, noirs, ont toutes les formes
Que le tonnerre donne aux foudroyés énormes
Leur crâne est à la pierre aveugle ressemblant
La neige les modèle avec son linceul blanc ;
On dirait que leur main lugubre, âpre et crispée,
Tâche encor de chasser quelqu'un à coups d'épée
Ils n'ont pas de parole, ils n'ont pas de regard
Sur l'immobilité de leur sommeil hagard
Les nuits passent ; ils ont plus de chocs et de plaies
Que les suppliciés promenés sur des claies ;
Sous eux rampent le ver, la larve et la fourmi
Ils s'enfoncent déjà dans la terre à demi
Comme dans l'eau profonde un navire qui sombre
Leurs pâles os, couverts de pourriture et d'ombre,
Sont comme ceux auxquels Ezéchiel parlait ;
On voit partout sur eux l'affreux coup du boulet,
La balafre du sabre et le trou de la lance
Le vaste vent glacé souffle sur ce silence
Ils sont nus et sanglants sous le ciel pluvieux.0 morts pour mon pays, je suis votre envieux.
Victor Hugo
L'Année Terrible