Objectif 3 : ETUDE DU RYTHME ET DES SONORITES
Etape
1 : RELEVE DES "ECARTS" |
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| Il
arrive qu'on ne remarque
pas un jeu de sonorités, un effet de rythme, parce qu'on lit trop
rapidement un poème. Parfois aussi parce qu'on est tellement sensible
à l'émotion qu'il produit que l'on n'a pas envie d'analyser
comment l'écrivain est parvenu à nous la communiquer. Mais
les modalités de l'examen exigent que vous fassiez des "remarques
de forme". Il est donc très important de reconnaître
la présence ces transformations qui font de la prose quotidienne
un poème, d'en faire le relevé, d'analyser leur relation
avec le sens et de rédiger un bref compte rendu de ce qu'elles
vous ont permis de comprendre et de ressentir. |
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| QUESTIONS |
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| Les
jeux de sonorités constituent des "écarts" relativement
à la langue usuelle : En lui-même la création d'un rythme constitue un "écart" relativement à la langue usuelle :le simple fait qu'un rythme - quel qu'il soit - soit établi par le retour régulier d'une même sonorité (assonance ou rime) et par une distribution codifiée des accents toniques signale que c'est la fonction poétique qui prédomine dans le texte. L'auditeur est donc invité à le lire autrement qu'un message informatif. De plus, les modifications relatives aux schémas prosodiques normaux interviennent, elles aussi, pour communiquer l'émotion que le poète souhaite communiquer. C'est pourquoi la première étape de cette recherche consiste à faire l'inventaire des différences entre la forme sonore du poème et ce qu'il aurait été, si la même chose (mais est-ce réellement la même chose ?) avait été dite sans recourir aux jeux de sonorités et au travail sur le rythme.
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Indiquez brièvement quelle est la structure prosodique du poème Faites un tirage-papier du poème ou transférez-le dans un traitement de texte. Soulignez
en rouge les écarts relatifs au schéma rythmique normal
de l'alexandrin et classez-les selon la nature de l'écart.Utilisez
diverses couleurs pour mettre en évidence les jeux de sonorités. |
| Etape 2
: ANALYSE DES EFFETS DE SENS
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L'harmonie
imitative est rare : l'exemple le plus souvent cité est le vers
de Racine : Le plus souvent rythme et sonorités ne sont pas l'image de la réalité, mais à l'image de ce qui est dit dans le texte : le rythme et les sonorités interagissent pour rendre la forme sonore à l'image de la réalité (et non l'image) de la réalité (fictive) dite par les mots utilisés par l'écrivain : il y a à la fois une relation de sens et de sonorités : la similitude de la forme sonore (sonorités répétés) ou la modification du rythme attendu accompagne la relation de sens (que cette relation soit de similitude ou de contrariété) : les mots unis par le sens le sont aussi par une relation de leurs constituants sonores.
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| Les "écarts" relatifs à l'utilisation habituelle du langage où nous ne faisons pas attention à la forme sonore des mots signalent non seulement que le langue est utilisée autrement que pour transmettre des informations, (avec un objectif différent, généralement non-utilitaire) et d'une autre façon (en attirant l'attention sur la forme du message, qui participe à la communication du sens). La forme sonore, dans chaque unité de sens, est soit l'image (harmonie imitative), soit - le plus souvent - à l'image du sens (il y a une analogie entre les relations de sons et les relations de sens). Par exemple : le rejet et l'enjambement, comme la position de la césure entre deux mots unis grammaticalement, ont pour effet de rompre l'habituel parallélisme entre la structure syntaxique et la structure prosodique. Boileau, dans l'Art Poétique, avait fait de la coïncidence entre la pause rythmique de l'alexandrin (l'hémistiche à la fin de la 6e syllabe prosodique) et l'unité de sens une règle absolue :
L'hésitation entre la pause habituelle à la fin du vers et à l'hémistiche, et la logique du sens qui incite à lier les mots unis par la syntaxe fait hésiter sur l'intonation : faut-il lire le vers de façon continue ? Faut-il s'arrêter à la fin du vers, à la place théorique de la césure ? Cette hésitation fait prendre conscience du lien existant entre les mots unis par le sens et séparés par le schéma prosodique habituel. Examinez chaque groupe de termes séparés soit par la fin du vers, soit par la césure et unis par la syntaxe (sujet verbe - nom adjectif). Vous constaterez qu'il y a fréquemment entre eux une relation de proximité ou d'éloignement.
Si nécessaire, lisez, dans la partie intitulée Méthode, ce qui concerne les effets de sens produits par ces modifications relatives à l'emploi habituel du langage |
QUESTION Analysez et classez les effets de sens produits par l'interaction du sens et de la forme sonore (jeux de sonorités et rythme) Voici quelques directions de recherche
: Rejets et enjambements
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| Etape 3 - COMMENTER LES EFFETS DE SENS |
Rédigez
quelques lignes sur un fragment du poème, à votre choix,
où vous aurez été sensible à la relation entre
la forme sonore et le sens. |