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GROUPEMENT DE TEXTES |
POLITIQUE et SOCIALISME |
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Le mot "politique" contient le mot grec qui désigne la ville. Il désigne désormais une réflexion qui porte sur un espace beaucoup plus étendu que celui d'une ville : ce qui concernait les habitants d'une cité - les citoyens - concerne actuellement une réalité beaucoup plus vaste. Les questions liées à la vie en société - aux relations complexes entre ceux qui ont l'autorité ou le pouvoir - et ceux qui doivent obéir ne se posent pas de la même façon quand il s'agit de petits groupes humains (les habitants d'une ville, la polis) ou des populations des états modernes. La réflexion sur le Politique - sur tout ce qui concerne les institutions politiques de nos sociétés - doit toujours s'adapter à une réalité historique changeante et souvent rude. Le Politique concerne les questions liées aux institutions créées par les groupes humains pour vivre ensemble sur un même territoire. Ces questions sont si vastes que nous nous limiterons ici à celles qui sont orientées vers l'analyse des dysfonctionnements des sociétés et la recherche d'institutions permettant aux individus de vivre ensemble dans une société plus juste et plus harmonieuse. Peut-être y eut-il toujours un désir de bonheur au cœur des hommes, mais c’est très lentement qu’au cours des siècles cette attente du bonheur se rêva dans un cadre social : c’est au XVIIIe siècle, chez nous, en France, que cette idée se formula avec le plus de force. Elle est au centre de la recherche de ce que l'on appelle la philosophie des Lumières. Pourquoi les Lumières ? parce qu'elle se fonde sur une image : celle d'une montée progressive de l’humanité de l’ombre à la lumière. Le mythe du Progrès se substitue à la nostagie d'un âge d'or à jamais perdu : il faut transformer le monde, et pour cela travailler : cultivons notre jardin, dira Candide... L'espoir de transformer "le rêve en réalité" est une idée qui, des hauteurs des théories sur le Politique donne encore aux hommes la volonté de transformer le monde :
C'est
la chaude loi des hommes C'est
la dure loi des hommes C'est
la douce loi des hommes Une
loi vieille et nouvelle
Une idée qui fait agir devient une force. L’idée qu’une meilleure organisation sociale donnerait toutes ses chances au bonheur individuel s’inscrivit ainsi dans une recherche collective qui avait pour objet la société et qui est à l'origine du socialisme. Il ne s’agit certes pas ici d’un parti politique, même s’il fallut bien créer, plus tard, des partis qui rassemblèrent ceux qui voulaient lutter ensemble pour transformer la société afin de la rendre meilleure, plus juste, plus fraternelle... Il ne s’agit même pas d’écrivains « socialistes » au sens politique du terme, mais de philosophes, de poètes, d’écrivains qui ont mis au centre de leur réflexion les relations société/individu et l’espoir de les rendre meilleures. Nous étudieron ici des textes illustrant la pensée socialiste, en la définissant comme une recherche qui, en privilégiant le pôle « social » dans la relation individu/société, vise non seulement à concevoir une société meilleure, mais aussi les moyens qui pourraient améliorer la société actuelle. Le progrès de l’individu n’est possible que par une amélioration de son environnement social, qui lui-même implique un progrès de la société. L'idée de « socialisme », c’est un immense espoir collectif qui prend conscience de lui-même au cours d’une histoire faite d’échecs et de victoires, de peines et de joies, de doutes et d’espoirs, c’est une utopie qui se veut réalisable, parce qu’une idée partagée par un peuple est une idée qui peut devenir réalité.
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Pour réflechir sur les sujets politiques, ceux qui concernent les institutions qui organisent les sociétés humaines,
nous avons rassemblé des textes groupés autour des questions ci-dessous :
| LE MYTHE DU PROGRES |
| LE TRAVAIL |
| LOI, LIBERTE ET CONTRAT SOCIAL |
| PROPRIETE, EGALITE, JUSTICE |
| RAISON UNIVERSELLE ET DROIT A LA DIFFERENCE |
| L'ETAT |