ECRIVAINS et ARTISTES

 

 

 

 
Jean-Antoine de BAIF
 
LLES OEUVRES

1552 Les Amours de Méline
1555 Les Amours de Francine (4 livres)
1567 Le Brave, libre adaptation du Miles gloriosus de Plaute (la pièce avait été jouée la même année avec succès au cours des fêtes du carnaval)
1567 Le Premier des Météores, court poème scientifique, imité du Meteorum liber de Giovanni Pontano.
1574 Etrennes de la poézie françoeze en vers mesurés
1576 Mimes, enseignements et proverbes



LA VIE
C'est le fils naturel de Lazare de Baïf, ambassadeur du roi auprès de la République de Venise. Lazare de Baïf ne pouvait pas se marier à cause de son état ecclésiastique, mais il reconnut l'enfant, en prit soin et, lui-même humaniste extrêmement cultivé, (il avait traduit plusieurs oeuvres du théâtre grec en latin) lui fit donner une excellente éducation - un de ses maîtres fut Dorat - et le nomma son héritier universel.
Après la mort de son père (1547) Jean-Antoine suivit Dorat au collège de Coqueret, dont son précepteur allait devenir principal, et il y fit la connaissance de Ronsard et de du Bellay. Emule de ses amis, il publia en 1552, âgé à peine de vingt ans, son " canzoniere ", Les Amours, en deux livres, qui chantent une femme idéale, Méline.
Deux ans plus tard, au cours d'un séjour à Poitiers en compagnie de Jacques Tahureau, il fit la connaissance d'une jeune femme, Françoise de Gennes, qu'il a chantée sous le nom de Francine dans Les Amours de Francine, (1555), en quatre livres : près de deux cent cinquante sonnets et une quarantaine de chansons.
Il fit plusieurs traductions d'oeuvres du Théâtre grec : Antigone de Sophocle et latin l'Eunuque de Térence, intérêt pour l'art dramatique qui se manifesta en faisant représenter à l'Hôtel de Guise une comédie très librement adaptée de Plaute : le Brave. (1567)
Il traduisit aussi les Idylles de Théocrite dont l'influence sera sensible sur son oeuvre ultérieure.
Etant entré dans les ordres, il put obtenir quelques bénéfices ecclésiastiques et fut enfin nommé par Charles IX secrétaire de la chambre du roi, ce qui lui permit de vivre à Paris dans l'entourage immédiat du souverain. S'étant associé avec le musicien Thibaut de Courville, il fonda en 1570, grâce à la protection du roi, une " Académie de poésie et de musique ", qui se proposait notamment la réalisation, sur un plan expérimental, d'une idée chère à la Pléïade à ses débuts, celle de l'association intime entre poésie et musique, première ébauche, en fait, du Conservatoire. En 1572 il fit paraître ses Oeuvres en rime, en quatre volumes, réunissant sa production de vingt ans, neuf livres de Poèmes, neuf livres d'Amours, cinq livres de Jeux, cinq livres de Passetemps. L'un des fruits de son activité au sein de l'académie qu'il avait fondée sera l'approfondissement de ses recherches sur le problème du rythme et de la rime, qui aboutiront à la mise au point d'une métrique nouvelle fondée sur la quantité selon le modèle gréco-latin : Les vers mesurés à l'antique.
En 1574, Henri III transforma l'Académie de poésie et de musique en " Académie du Palais ", élargissant son cadre et faisant l'une des institutions culturelles les plus importantes du royaume. Cette année même, Baïf donne ses Étrénes de poézie fransoëze, imprimées selon le nouveau système mis au point par lui, système qu'il emploiera avec persévérance pour la suite de son oeuvre, dont l'orientation se fait plus religieuse avec la traduction de Psaumes.
En 1576 il publiera son dernier recueil, Mimes, Enseignements et Proverbes qui ajoute aux thèmes lyriques traditionnels des textes satiriques et politiques.
La fin de sa vie est triste : il perd tout ce qu'il possède au cours des guerres de religion et il est atteint d'une maladie douloureuse.
Il meurt à Paris en 1589.
 
Quelques jugements sur du Baïf    
 
 
Quand Jean-Antoine du Baïf nous parle de lui    
 

L'amertume de cet aveu laisse deviner beaucoup de déceptions et de chagrins :

 

Si davant que venons à naîstre
Nous sçavion ce que devons esre
Nous pririons Dieu ne naistre point

 

 
 

 

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