| INTRODUCTION |
Etude du XVIe siècle |
Le
XVIe siècle marque le début des temps modernes : la France médiévale était encore
une société traditionnelle; dans la France du XVIe siècle commencent les bouleversements
au terme desquels la France deviendra une société technologique.
C’est une époque marquée par la conscience de vivre quelque chose de nouveau; or, paradoxalement, ce qui est nouveau , c’est le retour du passé, celui de l’Antiquité grecque et romaine...
Et - autre paradoxe - le contact renoué avec l’Antiquité accompagne des espoirs prodigieux pour l’avenir : n’est-il pas symbolique que ce soit dans les locaux en cours d’achèvement du Collège des Lecteurs Royaux, institué pour l’enseignement des langues anciennes, que Barthélemy Latomus termine sa leçon d’ouverture par la perspective d’un avenir meilleur :
« Tous, nous espérons voir à bref délai une métamorphose générale, un âge nouveau, la concorde entre les nations, l’ordre dans les états, l’apaisement religieux, en un mot la félicité d’une vie heureuse et l’afflux de toutes les prospérités. » 1534
Erasme, dont le portrait est reproduit à droite, est un humaniste, un homme généreux, cultivé, pour qui la liberté de penser et de communiquer ses pensées, était un aspect essentiel de la vie humaine. Il a écrit des milliers de lettres, qui étaient lues, recopiées, lues encore, qui ont contribué à créer des liens d'estime et d'amitié entre les intellectuels, contribuant ainsi non à une "tolérance" paresseuse, mais à un respect profond de la pensée d'autrui, un autrui qu'on estimait suffisamment pour souhaiter le convaincre, mais en refusant que soit employée la force pour soumettre une libre conscience à se renier.
On peut voir en Erasme un humaniste exemplaire.
| Liste des aspects du XVIe siècle |