|
ASPECTS
du XVIe siècle
|
| LA RENAISSANCE : une nouvelle attitude devant l'Antiquité | |
|
|
|
| UNE NOUVELLE CONCEPTION DE L'EDUCATION PRIVILEGIANT L'ETUDE DES TEXTES ANCIENS | |
|
Dans les sociétés traditionnelles, la transmission de la culture du groupe se fait pour l'essentiel dans le cadre familial ; au XVIe siècle, la société française se transforme et l'institution scolaire prend une importance prépondérante dans la transmission du savoir. L'institution scolaire : les petites écoles, les collèges
Pour
loger étudiants et élèves, des institutions charitables se créèrent
: les collèges furent d’abord de simples internats, puis, les riches
familles payant des répétiteurs pour surveiller et diriger les études
de leurs fils, devinrent peu à peu des institutions scolaires. L'enseignement,
donné souvent par des laïcs, y était moins sévèrement contrôlé par
l’Eglise que dans les établissements qui dépendaient directement d’elle.
L’influence des humanistes s’est, pour l’essentiel, développée par
l'intermédiaire des collèges, en particulier celui de la Montagne
Sainte Geneviève et celui de Bordeaux : certains régents de Collège
furent de grands humanistes et de sages pédagogues : Buchanam,
Muret, Dorat, Pelletier. A
partir de 1550, les Jésuites fondèrent des collèges qui mirent au
point une pédagogie novatrice et efficace : les familles aisées y
inscrivaient souvent leurs enfants qui y recevaient, avec une instruction
solide, une influence religieuse qui les marquait profondément. Les
Jésuites ouvriront 38 Collèges au cours du XVIe siècle. Les Humanistes
ne les aiment pas : dans ses Recherches de la France, Pasquier
lutte avec vigueur contre ce qu’il nomme la « secte des Jésuites ». L'enseignement universitaire
|
|
|
|
|
|
|
|
| L'enseignement
des langues anciennes
Pour
qu’un lieu soit ouvert à l’enseignement des langues anciennes, et du
grec en particulier, François 1er fonda en en 1530 le Collège des Lecteurs
Royaux (futur Collège de France), où tous ceux qui le désiraient pouvaient
venir s’instruire librement, sans qu’on exige d’eux le moindre diplôme.
Les Lecteurs Royaux étaient payés par le Roi. Aux premières chaires
d’enseignement des langues anciennes : hébreu, grec, latin, furent ajoutées
celles de mathématiques, de langues orientales, de philosophie. Recrutement
et rémunération échappant au pouvoir de la Sorbonne, le Collège de France
fut un foyer de vie intellectuelle où professeurs - catholiques ou protestants
- purent communiquer leur savoir. |
|
|
Pendant tout le XVI siècle, le système éducatif est en question
Après
l’appétit gigantesque de savoir de la première génération humaniste,
manifeste dans le programme des études que Rabelais établit
pour son héros, (Pantagruel, Chapitre VIII L'importance
donnée dans le projet éducatif des humanistes à
l'enseignement des langues anciennes s'explique parce qu'elles sont
pour chacun le moyen d'entrer personnellement en contact avec la pensée
des écrivains de l'antiquité et de s'approprier leurs
connaissances. C'est à la Renaissance qu'apparaît l'idée
qu'un changement n'est pas nécessairement néfaste, qu'il
ne résulte pas de notre éloignement progressif de l'âge
d'or, qu'il n'est pas une étape vers une inéluctable décadence,
|
|