|
ASPECTS du XVIe siècle |
| LA RENAISSANCE : une nouvelle attitude devant l'Antiquité | ||||
| L'IMPRIMERIE ET LE ROLE DES IMPRIMEURS HUMANISTES | ||||
|
|
||||
|
Les manuscrits
Mais ces manuscrits exigeaient des mois de travail et coûtaient donc très cher : seuls les couvents ou des personnes riches disposaient de bibliothèques. Or le besoin de connaissances et l'attrait des ouvrages de fiction avaient suscité une demande accrue de livres, de telle sorte que l'invention de l'imprimerie répondit à une véritable demande sociale. Déjà des livres étaient "imprimés" grâce à des caractères gravés sur bois ou sur pierre; l'invention de Gutemberg consista à faire des caractères mobiles. En 1450, il imprima à Mayence une très belle Bible de 1284 pages à deux colonnes de 42 lignes chacune. L'humaniste Guillaume Fichet et le Prieur de la Sorbonne firent venir à Paris, en 1470, des typographes formés dans l'atelier de Gutemberg et les installèrent avec leurs instruments de travail dans les bâtiments de la Sorbonne. Bientôt d'autres ateliers s'ouvrirent à Paris, à Lyon et dans les principales villes de France.
|
||||
Des imprimeurs érudits
En France, les principaux imprimeurs, comme les Estienne, firent de leurs ateliers des centres de recherches érudites. Peu à peu se constitua ainsi une nouvelle science : la philologie, (d’après le titre de l’ouvrage de Guillaume Budé : de Philologia, de l'amour des mots.) De nombreux savants, tel Erasme, élaborèrent une méthode scientifique d'approche des oeuvres anciennes, destinée à l'établissement du texte et à sa traduction. |
||||
Des lecteurs de plus en plus nombreux
La possibilité, pour les étudiants pauvres, d'acquérir des livres imprimés, laisse espérer une plus grande égalité des chances, ce dont se réjouit Jean Bouchet, s'adressant "aux Imprimeurs & Libraires". C'est pour ces lecteurs issus des classes moyennes que la lisibilité des caractères fit de rapides progrès : les caractères gothiques utilisés par les premiers typographes venus d'Allemagne furent remplacés par des caractères utilisés en Italie (l'italique) ou inspirés les anciens caractères romains. |
||||
|
Pour voir un exemple de ces polices, passez la souris au-dessus de leur nom
|
||||
|
||||
|
Une recherche de perfection graphique
Claude Garamond réalisa
un jeu de caractères encore en usage aujourd'hui. Tory
dessina des caractères en joignant à un souci de lisibilité
et d'esthétique de savantes spéculations métaphysiques,
insérées dans son Champfleury. Les techniques d'impression permirent une une plus grande fidélité : la gravure fit en quelques années des progrès étonnants.
|