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ASPECTS
du XVIe siècle
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| LA RENAISSANCE : une nouvelle attitude devant l'Antiquité | |
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| UN RESPECT NOUVEAU POUR LA PENSEE DE L'ANTIQUITE | |
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Le moyen-âge connaissait les oeuvres majeures de l'antiquité
Avec lui, l'influence de la culture gréco-romaine, restée prépondérante dans la Gaule du Sud, s'exerça à nouveau dans la Gaule du Nord, se manifestant par exemple dans la volonté de l'Empereur de favoriser l'instruction en créant des écoles, puis dans celle de Philippe le Bel de substituer au droit coutumier des lois écrites, rédigées en s'inspirant du droit romain. |
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Deux tendances différentes manifestent cette attitude plus respectueuse à l'égard des religions de l'antiquité : Certains intègrent les personnages de la mythologie dans les premiers récits retraçant l'histoire des Gaules, c'est l'Evhémérisme.
En France, l'enseignement de Marcile Ficin inspire les fresques de la galerie de François Ier, au château de Fontainebleau. Le dieu Mercure (Hermès), pour les humanistes de la Renaissance est supposé avoir inscrit sur les colonnes des temples égyptiens les connaissances des civilisations anciennes, aujourd'hui disparues. Ils pensaient que ces secrets pourraient être connus si l'on parvenait à déchiffrer les hiéroglyphes. Ce respect pour les hiéroglyphes explique les tentatives des écrivains et des artistes de la Renaissance pour trouver l'équivalent de ce langage qui associe figures et signes pour transmettre une idée. L'emblème de la Renaissance et à la fois un jeu d'esprit, un art, une recherche religieuse.
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Au XVIe siècle, la philosophie de l'Antiquité inspire l'enseignement donné dans les deux plus importants centres universitaires d'Italie : Padoue et Florence
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La poésie du XVIe siècle, par exemple ces poèmes de Ronsard, est pleine d'allusions mythologiques qui montrent non seulement la profonde imprégnation culturelle des écrivains, mais qui traduisent un sentiment panthéiste de la nature... Les poèmes de la Pléiade illustrent cette imprégnation d'une culture étrangère à la pensée chrétienne médiévale. "Il y a dans la poésie de la Pléiade, écrit le critique contemporain Thierry Maulnier, une union extraordinaire de la mythologie et de la nature."
L'attitude des Humanistes devant la nature est proche de celle du paganisme antique, comme le suggère cette gravure extraite de l'édition française du Songe de Poliphile.
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