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Alors se précipitent
sur l'arène les taureaux aux pieds d'airain. Ils vomissent, en
longs tourbillons, la flamme par leurs naseaux. L'herbe que touche leur
haleine s'embrase. Comme on entend les feux ardents gronder dans la
fournaise; comme la chaux, par l'onde arrosée, se dissout, et
bouillonne, et frémit, les taureaux roulent les feux enfermés
dans leurs flancs, et les font mugir dans leurs gosiers brûlants.
Cependant le fils d'Éson marche contre eux avec audace. Soudain
ils lui présentent et leurs fronts terribles, et leurs cornes
armées de fer. Ils frappent du pied la terre, et remplissent
les airs de poudre, de fumée, et d'affreux mugissements.
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